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..... Je voulais vivre intensément et sucer la moelle secrète de la vie pour de ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu.
« Ma vie a été le poème que j'aurais voulu écrire »
(Henry David Thoreau)

 Michel Barrucand dira d'Henry David Thoreau ..... « Vivre fut sa profession, s'émerveiller sa raison d'être, écrire sa façon de se révolter ou de témoigner. ».


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..... Ma petite Goldie, maintenant que tu viens de lire ce préambule, assez réduit, je te soumets l'idée, un peu farfelue, je le conçois, de mettre la musique de Dan Gibson's Solitudes: Piano Cascades (Full Album) ....




..... Mais n'oublie pas de mettre l'option ''lecture en boucle'' et, surtout, en sourdine, car cette musique doit caresser mon histoire sans la manger.

...... Je voudrais, simplement, te donner l'envie de me lire, de te donner le goût d'écrire et, cela,  quelle que sera ton rang dans la société .... De te donner ce rêve que je ne retrouve plus dans les films d'aujourd'hui et de ces livres souvent pénibles à lire pour le profane que je suis.

..... Elle te transportera ailleurs lorsque tu liras mes aventures fantastiques, mais, aussi, mettra un peu de miel, de douceur, concernant certains passages déchirants. Sa chronologie sera, un peu, comme un plat sucré/salé.

..... Je t'offre mon film où je serai le scénariste, le producteur et l'acteur principal ..... Et toi, mon unique spectateur .... Sois heureuse, car cette vie vaut, vraiment, le coup d'être vécue.

..... C'est, aussi, un hommage à cette formidable forêt qu'est l'Amazonie .... La passion de ton grand-père.
                       

                  

 

..... Comme ses arbres, ton existence, sur terre, sera constituée de trois périodes ..... La première, une période de jeunesse et d'insouciance ..... La deuxième, une période de maturité constituée de réussites, de joies, d'échecs, et de déceptions .... Et, enfin, une période de vieillesse et de sagesse où tes conseils seront très précieux avec une réflexion sur ton passé.

....
  Je ne vois qu'une phrase à te dire ...... Soit tu gagneras, soit t'apprendras mais jamais tu ne perdras ..... Rappelle toi de cette phrase et mon histoire deviendra un bouclier à tes expériences douloureuses car tu en auras.

.... Et pour finir, 3 facteurs resteront essentiels dans ta vie .....
L'intelligence et l'instruction qui ne dépendront que de toi et qui te donnera la théorie à résoudre un problème et ces expériences qui dépendront des autres et qui te donnera la pratique à résoudre ce même problème.


















                                                                               


 .... Le passé ou le présent, quel temps verbal dois-je utiliser pour te détailler cette histoire qui me tient à coeur, mais qui me fait encore peur.... Si les faits sont passés, la douleur reste présente comme un tatouage marqué, à jamais, sur et dans mon corps.....  Je ne peux pas oublier ....

.... Cependant, à l'âge de 35 ans, la vie m'a donné une leçon en me mettant face à mes problèmes. Elle m'a demandé de choisir... Rester immobile ou connaître autres choses... J'ai choisi de me libérer de ce carcan, de me libérer de ses chaînes qui m'ont toujours empêché de progresser... Et, grâce à cette décision, très difficile à prendre, elle sera, plus tard, ma plus belle aventure ..... C'est à cet âge, également, que je m'apercevrai que chaque lever de soleil correspond à un nouveau départ.

.... Je me poserai, toujours la question, ...
''' et si tu étais resté ? ? ? '''... C'est, justement, cette question qui me stresse encore aujourd'hui, en imaginant le calvaire que j'aurais vécu.

.....Tu trouveras dans cette biographie deux parties... D'abord, ''phénix'' qui sera un résumé un peu trop succinct ....... Il s'agit, surtout, de m'enlever ce goût amer et rouillé de ce que j'ai vécu

.....
Puis ''' Résilience ''' je te parlerai de ma famille, mes amis, mes amours, mes emmerdes ..... Je te détaillerai beaucoup mieux les joies et les peines de ma vie ..... Et même avec tous ces aléas, tu verras qu'elle sera une magnifique aventure.

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...... Beaucoup tenteront de faire chavirer le bateau de ma vie. Et sous un ciel sombre et menaçant, ils créeront, sur une eau noire et démontée, des tempêtes artificielles que je devrai affronter et qui me donnera cette expérience si bienfaitrice mais si douloureuse pour la compréhension de cette vie .....






Et puis il y aura ces moments de plénitude sous un ciel bleu azur où je naviguerai sur une mer exotique, chaude et légèrement bleutée.


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..... Je vais donc te raconter, maintenant,  la belle histoire d'Eric. Un jeune comme il en existe beaucoup



                            phénix









Le 4 décembre 1981. Eric regarde fixement, par la fenêtre. Le paysage défile, dans un train qui le conduit à Bergerac. Il est très heureux et fier d'intégrer l'école de gendarmerie des futurs sous officiers.

Il se sent en sécurité dans ce wagon qui berce ses souvenirs, ou les bouscule, au grès des rails.

Il repense à son enfance et à son adolescence qui n'ont pas été très instructives. Il est un élève moyen pour ne pas dire médiocre.

Dans un Marseille ou l'empreinte de Pagnol est toujours présente, la vie s'écoule un peu trop lentement à son goût. Il en gardera de bons souvenirs, ainsi que son accent.

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En 1980, il a 18 ans et devance l'appel afin d'effectuer son service militaire. Pendant les 3 jours, les Officiers ont décidé de l'envoyer dans les chasseurs alpins. Il pense, à ce moment-là, que l'idée est ridicule, car il ne connait rien de la montagne et n'a jamais fait de ski de sa vie.












..... 1 mois passe et il se retrouve dans cette arme à Bourg Saint Maurice. Il est de la 80/08 (1980, aout) et accède, plus tard, au grade de Caporal chef avec, épinglé sur sa poitrine, le brevet d'alpinisme et le brevet de ski militaires. Les chasseurs alpins lui ont donnés ses premiers succès et Il a des raisons d'en être fier car la souffrance physique avait été permanente pour décrocher ces distinctions.





..... Ce corps d'armée lui a appris à se surpasser dans tous les domaines sportifs. Il apprend à faire du ski, et est spécialisé dans la construction d'igloos. Mais ce corps d'armée lui apprend, aussi, qu'il a une capacité intellectuelle non-négligeable qu'il doit développer.

Ils créeront les fondations et déposeront les premiers blocs à son expérience.




























Il en sort avec une condition physique exceptionnelle, un moral d'acier et 8 kg en plus.

......


En août 1981. Il fait de petits boulots en attendant son départ pour l'école de gendarmerie. Du haut de ses 19 ans, il reste un adolescent naïf et pense que le monde lui appartient. Il a beaucoup de projets, parfois utopiques, comme beaucoup de jeunes de son âge.

Comme un arbre naissant, sa tige est trop fragile pour supporter les bourrasques du vent, mais il monte vers le soleil sans se soucier de quoique ce soit.





Il habite dans la cité des Marronniers, à Marseille, depuis 4 ans. Ses amis ont souvent des grandes gueules, mais pas une once de méchanceté. Il se retrouve souvent avec eux, le soir, ou les discussions se focalisent sur les filles, AC/DC, Fleetwood Mac, les filles, Kate bush et les filles...... Ce sont des concentrés d'hormones montés sur pattes.












Mais fin novembre 1981, une bagarre générale éclate, dans sa cité, sans qu'il ne comprenne les raisons. ..... Ils sont une vingtaine ..... La violence est telle qu'il ne prend pas partie et s'enfuit chez lui ..... Cette fuite n'était pas de la lâcheté, il voulait, simplement, éviter tout problème pouvant entacher son futur dans la gendarmerie, car une semaine plus tard, il rentrait à l'école des sous-officiers à Bergerac.

Le lendemain, il est convoqué à la police qui lui précise que lors de la rixe, deux personnes ont été poignardées, mais que leur pronostic vital n'était pas engagé.

Les Policiers le mettent en garde à vue et prennent son audition ...... Mais Eric n'a rien vu de particulier, juste une confusion générale.

À sa sortie, les agents lui précisent qu'il est juste témoin de cette affaire.

Soulagé, il rentre chez lui.

........

Les haut-parleurs annoncent son arrivée en gare de Bergerac. Dans un dernier sursaut, il pense qu'il a bien fait de partir de Marseille.

Le passé, c'est le passé et le futur reste à construire.

Après un bref passage dans un taxi, il se retrouve devant la grande porte en ferraille de la caserne de gendarmerie. Plusieurs autres personnes sont présentes en civil avec leur valise à la main. Il sent que tout ce beau monde est déboussolé, ne sachant pas ce qu'allait être demain. Quelques discussions, par ci, par là, pour dégager le stress et ils rentrent dans l'enceinte.

Un gradé leur explique, sur un ton militaire, que le stage durera 6 mois. Qu'à la mi-stage, soit dans 3 mois, un test sera mis en place. Il déterminera, en grande partie, vos placements dans vos futures affectations et en fin de stage un test final qui confortera vos placements.





( Eric est dans la deuxième rangee, le quatrième en partant de la gauche)


Pendant ces 3 premiers mois, les élèves gendarmes sont sous pression avec cette peur d'échouer.

Les monticules de livre l'effrayent, mais il travaille toute la journée avec acharnement. La hargne de prouver à lui-même, mais aussi à ses parents, sa famille et ses amis qu'il peut y arriver. Il a déjà prouvé dans la souffrance physique. La consécration serait, maintenant, de le prouver dans la souffrance intellectuelle.

Dans ce laps de temps, il part à Chamonix pour effectuer un stage d'une semaine avec le PGHM afin d'évaluer son niveau en montagne.... Il finit 6ème sur 7 .... Grosse déception .... Mais il prend conscience que les autres étaient des professionnels de la montagne depuis leur plus tendre enfance.

Au bout de 3 mois, Il est récompensé de son travail acharné en se positionnant 82ème sur 162 au test de la mi-stage. Il dépasse certains qui ont le bac. Satisfaction d'autant plus intense qu'il sait qu'il y aura peu de différence dans les placements à la fin du stage.

Au 4ème mois, il reçoit un courrier de convocation auprès d'un juge à Marseille. Il pense, de suite, que c'est au sujet de son témoignage concernant la rixe à Marseille.

Il se rend auprès du commandant de l'école et après quelques explications sommaires, lui donne l'autorisation de partir.

........

Dans le train, en partance pour Marseille, il est serein, mais c'est devant le juge qu'il déchante. Ce dernier lui précise sa mise en examen pour tentative d'homicide volontaire, coups et blessures avec arme.

 Il est abasourdi par cette nouvelle et demande des explications complémentaires en précisant qu'il n'était pas dans la bagarre. Il était juste témoin de cette affaire.

Le Juge lui répond .... Tous disent que vous n'étiez pas dans la bagarre sauf un....

Il ne répond pas et abandonne sa défense face à la monstrueuse caste judiciaire.

..........

Dans le train qui le ramène à Bergerac, il pense que sa carrière en gendarmerie aura été de courte durée et à son arrivée, il en fait part au capitaine qui se met dans une rage folle.

Il retourne dans sa chambre rejoindre ses camarades et les jours suivants, continue à travailler ses cours assez perturbé.

Cependant, une rumeur vient à ses oreilles comme quoi la gendarmerie aurait décidé de le faire échouer à l'examen final.

Il décide, alors, de redoubler d'efforts et d'étudier jusque tard dans la nuit dans l'espoir d'un changement en sa faveur. Son but étant de ne pas leur donner l'occasion de le virer par son manque de travail.

..... Le rythme est infernal pour lui.

Il voit ses amis sortir et profiter de leurs soirées, avec des professeurs, pour revenir, dans leur chambre respective, tard dans la nuit, parfois titubants et souvent bruyants.

L'examen final est terminé.

Le couperet tombe .... Il se retrouve 127ème sur 132 .... Ses camarades le consolent sans s'attarder..... Il a un sentiment d'injustice.

Un des professeurs vient le voir et lui dit '''' .... il vaut mieux être le dernier pris que le premier pas pris'''' .... maigre consolation pour tant de travail fourni.

Tout ça pour cette affaire judiciaire. Il n'est, pourtant responsable de rien, juste un témoin. Ce Juge ne saura jamais le mal qu'il lui aura fait. D'autant plus, qu'en 2020, Eric n'est même plus dans ses souvenirs..... Mais quel dégât.

.... '''On est fragile que de ce que l'on a peur ''' .... Et cette injustice le hantera toute sa vie.

.....

N'ayant que peu de choix, il se retrouve à Paris en gendarmerie Mobile.

 





Après 15 jours de vacance, il se rend à Paris dans son affectation. Il pénètre dans l'enceinte militaire et se présente devant son chef de peloton qui, avec un sourire, lui souhaite la bienvenue .... Puis il prend ses quartiers dans un petit logement de fonction.

Le lendemain, un peu perdu, il commence son travail. Il s'agit surtout de nettoyage du casernement et de prises de garde.

En fin de semaine, il est convoqué auprès du capitaine, chef d’escadron et du major, commandant de peloton. Les sourires et les mots de bienvenue ont disparu. Son carnet de notes vient d'arriver. On lui reproche son classement et surtout sa mise en examen.....

..... Impossible qu'il s'explique, les faits sont là.

..... Le bruit fait le tour de la caserne ce qui entraine son isolement.

..... N'ayant presque pas d'amis, il se réfugie souvent dans ses pensées.




Après quelques mois, il arrive à prendre ses repères. Il faudra qu'il s'intègre dans un des groupes que compose l'escadron. Il a le choix entre les alcooliques, les fayots, les dragueurs/baiseurs et les sportifs. Si de temps en temps, il les côtoie, il reste, quand même, à l'écart avec quelques autres rejetés. Il arrivera, tout de même, à se faire 6 ou 7 bonnes relations.

Cependant, sa hiérarchie est toujours sur son dos. Il est, souvent, puni pour des erreurs futiles. Cette pression le rend fou lui faisant perdre toute personnalité et de confiance en soi.


Ils iront même jusqu'à se moquer de lui alors qu'il arborait, sur sa tenue de gendarme, le brevet d'alpiniste et de ski militaire, si chèrement gagnés dans les chasseurs alpins et ce dont il était fier.
 
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À 21 ans, alors qu'il est en alerte serval, L'escadron s'envole vers Cayenne en Guyane pour une période de 2 mois. Cela sera la plus belle expérience, de sa vie, dans cette institution.



















C'est la première fois qu'il sort de France pour un pays lointain. Il fera connaissance avec cette forêt magique qu'est l'Amazonie. Il ira même travailler, pour une semaine, dans le village de Cacao composé de réfugiés politiques hmongs et laotiens.





A son retour en France, imprégné encore de nostalgie, il prend connaissance de son courrier. L'une d'entre elle vient du palais de justice de Marseille. Effrayé dans un premier temps, son contenu précise qu'il a un ''non lieu'' dans l'affaire qui le concerne.

Il se sent soulagé et heureux. Heureux, également et naïvement , de faire savoir à sa hiérarchie cette formidable nouvelle, mais cette dernière n'a pas la réaction espérée.

En ce temps-là, Eric n'avait aucune expérience dans le système judiciaire. .....  Le '' non-lieu '' ne prouvait en aucun cas son innocence, mais prouvait que la justice n'avait pas assez d'éléments pour le condamner ..... Hypocrisie monumentale sachant ce qu'il subira, par la suite, par ce manque de franchise .... Une pression, sans limite, de sa hiérarchie .... On ne lui donnera jamais sa chance .

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Si la justice ne prouve pas la culpabilité d'une personne .... Alors qu'elle l'innocente sans laisser planer une suspicion de culpabilit
é.


Les mois passent puis les années. La réussite du DAT qui lui permet d'être de carrière, un autre séjour magnifique de 4 mois en Nouvelle-Calédonie puis plus rien.



















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Chaque année, les gendarmes sont convoqués auprès du chef d'escadron afin de connaître leur notation. Pour lui, elles sont catastrophiques. Cet officier fait toujours référence à son classement en école. Il lui propose, tout de même, d'effectuer un stage radio de 6 mois à Montluçon.

 Il n'est pas très emballé par cette proposition, mais pense que cela peut changer la vision de ces gradés à son égard s'il revient bien classé.

Il apprend donc le morse pour une période de 6 mois à Montluçon et termine 5ème sur 14.

À son retour, même avec ce classement plus que correct, rien ne change et rien ne changera

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Quelques mois plus tard, il se marie. Sa femme a déjà un enfant ce qui ne plaisait guère aux gradés en ce temps-là. Il aura, également, une petite fille prénommée Mylène.










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Après plusieurs demandes de changement d'affectations rejetées, il en fait une nouvelle dans sa spécialité de radio appuyée d'un certificat médical précisant les problèmes de santé de sa fille Mylène.





1 an plus tard, il est muté à la brigade de Hyères dans le Var, en tant que radio suppléant.

......

À son arrivée, le charme de la Côte d’Azur, son soleil, la mer et la brigade neuve lui font oublier ses soucis passés de Paris.

Il est, cependant, surpris d'occuper les postes de radio suppléant et de gendarme départemental. Il ne connaît rien dans ce deuxième travail et n'a même pas fait de stage brigade comme les autres.

Si dans son poste de radio, il est compétent, par contre, en brigade, il est inexpérimenté.

Son carnet de notes arrive. Toujours enchaîné à son passé.

L'accueil du commandant de compagnie est aussi froid que les gradés de Paris.

Il lui faut plusieurs mois pour connaître la base de son travail en brigade.
Elle tourne à plein régime, surtout l'été, et il devient compétent par la force des choses. Il ne fait pas partie des élites, mais c'est un bon gendarme.

Après plusieurs années, la monotonie s'installe à nouveau en étant balancé un coup à la brigade, un coup à la radio......... Ce rythme ne l'enchante guère.

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Après 8 ans de mariage, il divorce. Le capitaine en profite pour lui abaisser, de nouveau, ses notes d'appréciations.

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Pour sortir de ce marasme, il décide de postuler pour être OPJ et est ouvert à toutes autres propositions. Mais tout lui est refusé. Il fait plusieurs demandes de mutation en montagne qui sont refusées également..... Son futur est une voie sans issue.

C'est alors qu'il se penche dans la lecture sur l'environnement. La nature l'intéresse. Il fait plusieurs randonnées en montagne ainsi que plusieurs séjours en Amazonie où il rencontre un garde forestier, Alain, ainsi que son épouse Agnes qui deviendront ses plus grands amis.

À trois, ils iront en pleine forêt ainsi que sur les rivières de Guyane. Alain lui apprend beaucoup de choses. Ces séjours sont très physiques et ils aiment ça. Il en ramène, d'ailleurs, des souvenirs comme 2 fois la dengue, 2 fois, le paludisme et la leishmaniose sans compter les diverses piqûres et morsures.

C'est son échappatoire, son petit bonheur d'être en contact avec les arbres.

À son retour, il prend l'initiative d'encadrer des groupes d'écoliers sur son temps de repos mettant à profit son savoir.

 Les instituteurs ainsi que les élèves sont très heureux qu'un gendarme puisse être autre chose qu'un verbalisateur.

Cependant, à 15 ans de services, sa vie professionnelle est, toujours, sans éclat, sans projet, sans défis.

Il décide donc de postuler aux emplois réservés, option ''garde forestier'', comme son ami.

Sa demande est pris en compte rapidement à son plus grand étonnement, sans doute pour le dégager au plus vite de la gendarmerie.  Plus tard, il effectuera un stage de 1 mois à Lyon pour une remise à niveau.

.......

Les semaines passent et le couperet tombe à nouveau.... Il n'y a pas de place en tant que garde forestier.

Déçu, il décide, donc, de rester dans la gendarmerie.... Mais cette décision n'est pas du goût de tout le monde.

Il enchaîne les patrouilles de nuits en série. Les enquêtes du parquet sont de plus en plus nombreuses ainsi que les constatations de cambriolage et d'accidents de la route.

En même temps, la gendarmerie créait une équipe Cynophile et construit le chenil juste à côté de sa chambre. Le jeune chien aboyait tous les matins en voyant passer les gendarmes ce qui l'empêchait de dormir, lors des récupérations, après un service nocturne.

Il avait signalé à  plusieurs reprises de ce probleme, mais personne ne l'avait écouté.

 Le manque de sommeil entraînant la fatigue, il n'a plus la force de se rebeller s'enfonçant, peu à peu, dans une dépression.

Le peu de bonheur qu'il a, à encadrer les écoliers, lui sont interdit par les gradés bien qu'il prenne ces moments sur ses jours de repos.

Même dans son état, il garde le rythme dans son travail, mais lors de la visite annuelle de la brigade, le commandant de compagnie lui baisse encore ses notes atteignant un niveau où il ne peut plus demander quoi que ce soit.... Il est enfermé dans un cercle de feu..... Il ne peut plus voir son futur.




                                                                               
 

 

                                                                        
                                                                                                                                                                                                                                               

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  Il arrive à 17 ans de service et pour l'anniversaire de sa fille Mylène, il décide de l'emmener en voyage sur l'île de la Réunion. Tout est prêt. Les billets d'avion et les réservations d'hôtel sont dans les valises. Sa demande de permission est déposée auprès du commandant de brigade.... Ils doivent partir lundi prochain.

Il est très excité, mais les préparatifs mélangés à son travail l'ont fatigué. Il se rend auprès de son docteur qui lui prescrit 2 jours d'arrêt de travail.

Alors qu'il se repose chez lui, il est contacté par le gendarme ''K'' qui lui conseille de prendre qu'un jour, car une rumeur disait qu'on allait lui annuler sa permission s'il prenait 2 jours de congé maladie avant sa permission.

Les règlements intérieurs de cette arme ont toujours été, pour lui, un bric-à-brac incompréhensibles.

Il est étonné..... Surtout que tout le monde sait que c'est pour l'anniversaire de sa fille.

Néanmoins, par mesure de sécurité, il va faire savoir à l'Adjudant/chef ''H'' qu'il ne prend qu'un seul jour. Ce dernier insiste pour qu'il prenne ses 2 jours, comme le docteur lui a prescrit.

C'est à ce moment-là qu'il comprend que leur but est de l'enfoncer encore plus en s'en prenant à sa fille indirectement...... Il refuse et prend qu'un jour.

Il prend, conscience également, qu'à la moindre erreur, au moindre faux pas, dans son travail, il sera écrasé sans pitié.

C'est comme un électrochoc pour le pauvre de lui. Comment peuvent-ils être aussi perfides.

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La permission accordée, il part avec sa fille sur l'île de la Réunion pour une semaine.
Un moment fantastique qu'ils vont partager ensemble. Plage, restos, visites de musées ainsi que de l'arrière-pays verdoyant. Ils font, même, une rando sur le piton de la fournaise jusqu'au bord du cratère.

Le retour approche. Eric et sa fille se trouvent à l'aéroport de Saint-Denis. Il téléphone à ses parents afin de bien leur préciser l'heure d'arrivée à l'aéroport de Hyères.

Mais il demande à parler, en particulier, à son père.... Il a bien réfléchi pendant cette semaine et lui fait connaître sa décision de ne plus reprendre le travail.

Après avoir goûté à cette liberté et ce bien-être, il ne peut revenir dans cette ambiance fétide. Il a pris conscience qu'il n'a qu'une vie et qu'une chance de la réussir..... Son père accepte de l'aider.

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À l'atterrissage sur les pistes de Hyères, son cœur bat la chamade. La peur l'envahit et il tremble.

Le stress atteint son apogée lorsqu'il pénètre dans l'enceinte de la compagnie.

À peine rentre-t-il dans les bâtiments de la compagnie que l'adjudant-chef ''S'' , commandant la brigade lui reproche, vivement, ses procès-verbaux en retards.

Aucune question sur son séjour sur l'île, aucune curiosité, que des reproches.

Mais il se sent, d'un seul coup, comme protégé par une ouate qui l'entoure. Il ne répond pas, il est écoeuré, et n'a aucun scrupule à demander le carnet de visite pour un arrêt de travail.

Ce gradé reste complètement déstabilisé par sa requête, car il n'a presque jamais été en arrêt maladie au cours de sa carrière.

...... Et pour la première fois de sa vie, Eric était prêt à se battre contre beaucoup plus fort que lui ..... Il ne voulait plus qu'on le persécute, qu'on le dénigre, qu'on le rabaisse ..... Il savait, au plus profond de lui, qu'il valait mieux que ce que la gendarmerie voulait lui faire croire.

........

Dans le centre médical, le docteur lui prescrit 1 mois d'arrêt, .... Puis un autre.

Voyant sa détermination, il est convoqué dans le bureau du capitaine qui, d'un ton accusateur, lui fait savoir que ce sont ses camarades qui font le boulot à sa place.

Eric lui répond, seulement et sans provocation, qu'il arrive à un point de non-retour.

Quelques jours plus tard, il est re convoqué dans ce même bureau ou le capitaine lui annonce sa mutation, sous peu, en brigade de montagne et lui donne tous les renseignements. Cependant, il exige, avec un léger sourire de sympathie, la reprise du travail.

Cela le réconforte. Il avait, plusieurs fois postulé, sans résultat, à rejoindre une unité de montagne. Il avait même demandé Névache là où on mute disciplinairement les mauvais gendarmes...... Il voulait juste sortir de cet enfer.

De retour chez lui, il ne sait plus quoi penser. Peut-être que le capitaine a compris son désarroi .

Son optimisme s'effondre lorsque, en téléphonant à la brigade de montagne concernée, le commandant de brigade lui annonce qu'il n'y a pas de mutation prévue dans les prochains mois, qu'ils sont tous au complet.

Ce jeu était malsain. C'était perdant/perdant des deux côtés.

Il téléphone à cet officier et lui relate les faits, lui précisant qu'il ne reprendra pas son travail. C'est comme une sanction qu'il lui inflige face à son mensonge.

.......

Les jours passent lorsqu'il est re convoqué devant ce haut gradé. Sur le trajet, il passe devant plusieurs amis gendarmes qui ne répondent pas à ses bonjours.

Face à lui et derrière son bureau, il voit bien que cette autorité est énervée.

Elle lui reproche, qu'en étant en arrêt maladie, il sort hors des horaires autorisés et exige à ce qu'il reste chez lui. Mais il lui répond que la dépression est l'une des maladies n'ayant pas obligation de respecter ces horaires.

Il trouve cela dommage que ce capitaine soit aussi stupide .... En temps de guerre, les soldats ne suivent pas un grade, aussi haut qu'il soit, mais une légende, un homme proche de ses hommes.

C'est à ce moment précis qu'il prend conscience qu'il est protégé, enfin, par quelque chose qui le dépasse, par la caste médical. .... Il est dorénavant INTOUCHABLE ....

.......

Les jours passent dans une extrême solitude. Aucune visite de sympathie, ni appel téléphonique au sein même d'une caserne composée de 80 gendarmes qui lui rappelle une île entourée de terre.

Il sort, de temps à autre, de sa torpeur en prenant conscience qu'il ne sait faire, rien d'autre, que ce métier.

.........

Lassé par cette solitude, il décide de rendre visite au médecin militaire afin de reprendre son travail, car aucune autre perspective ne s'offrait à lui.

Le visage du docteur s'assombrit de tristesse et lui annonce qu'il a été mis en arrêt maladie longue durée.

À ces mots, Eric a l'impression que le sol s'ouvre sous ses pieds ....

Une multitude de questions défilent, dans sa tête, qui restent sans réponse.
Pendant qu'il se demande ce qu'il va bien pouvoir faire, le médecin, compatissant, lui soumet le côté positif de cette sanction.

.... Vous aurez 5 ans pour vous remettre sur pied, vous recevrez votre salaire sans la prime de police pendant 3 ans et les 2 dernières années la moitié de celui-ci qui sera compensé par une aide de la CNG. Vous.... Vous.... Vous.... Mais il est désemparé et c'est à ce moment qu'il a été mis sous lexomil.

En rentrant à la Brigade, l'adjudant/chef ''H'' l'intercepte et lui précise qu'il a 2 mois pour dégager et que le déménagement sera pris en compte par la gendarmerie.

Mais où va t'il aller ? Il ne veut pas se rendre chez ses parents. Ils sont très gentils, mais ne seront d'aucune aide pour son moral.

Il se souvient avoir été pour une période de 15 jours dans un gîte dans les Pyrénées. Il avait passé un très agréable moment au ski avec sa fille et les gérants étaient très sympathiques.

Il réserve une chambre.






 

C'est sans conviction qu'il se rend, seul, sur place..... L'air frais et le soleil des Pyrénées le rendent plus serein.

Il est accueilli, avec un large sourire, par les 2 tenanciers, Cathy et Alain. Ça lui réchauffe le cœur.










Au début et lors des repas en commun, il ne parle pas de ses problèmes et fait bonne figure. Mais la douleur, qu'il ressent, est tellement grande qu'il se lâche quelques jours après son arrivée.

Juste un besoin de se confier et d'essayer de trouver une voie qui peut l'aider.

Cathy est guide de montagne, elle l'invite à intégrer un groupe de randonneurs pour se changer les idées.





 


...... Lors de ce trek, alors qu'ils marchent sur des sentiers à peine visibles dans un environnement sauvage, la guide s'arrête et explique diverses histoires des Pyrénées dont les membres du groupe en sont très friands. Il se permet d'ajouter quelques précisions sur la nature et la vie des arbres appris auparavant.

C'est lors du déjeuner, au milieu de cette faune et de cette flore sauvages, que Cathy qui deviendra, plus tard, son amie, lui pose des questions sur son savoir.... Après quelques explications, elle lui conseille de venir s'installer dans cette région et de préparer le brevet d'état de guide de montagne comme elle. Que l'air pur, la neige et les montagnes magnifiques qui entourent la Catalogne lui seront bénéfiques.

Il l'écoute et loue un appartement à Bourg madame.

Cet appartement est sombre, humide et dégage une forte sensation de tristesse. Mais ça ira en attendant de trouver mieux.

.........

De retour à la caserne de Hyères, Il prépare ses cartons pour le grand départ. Les déménageurs doivent venir aujourd'hui. Il regarde au-dehors et ses yeux se positionnent sur la fenêtre de son ancien bureau. Il aperçoit des ombres furtives et des gendarmes s'arrêtant, quelques instants, pour regarder, par cette même fenêtre, dans sa direction.

Ça parle beaucoup, mais personne ne l'appelle, personne ne vient le voir. Tant d'années d'amitié, d'entraide et de complicité pour rien.

Cependant, avec du recul et approchant les 60 ans, il arrive à les comprendre... Comment peut-on être ami avec une personne, sans personnalité et d'apparence faible, dans un environnement machiste ? ....

Cela lui rappelle les arbres des forêts de Guyane... Lorsque l'un d'eux est affaibli, les insectes xylophages s'empressent de l'éliminer ne lui faisant aucun cadeau..... Vae victis ....

Avant de partir vers une nouvelle vie qui sera la plus belle expérience de sa vie, il est re convoqué devant l'Adjudant/chef ''H''.

Il est surpris de voir que les couloirs de la compagnie sont désertiques. Les gendarmes veulent éviter sa rencontre. Tous restent enfermés dans leur salle de travail.

Il frappe à la porte et pénètre dans ce bureau pendant que ses souvenirs parcouraient son esprit.

Il reste étonné de voir l' adjudant/chef ''H'' totalement déstabilisé par sa présence.... Ce gaillard 1m90 et toujours sur de lui, bégayant et gesticulant, était risible.... Il lui demande de signer des documents.

Cette même personne qui lui avait dit, peu de temps aupavant, alors qu'il était en dépression, que le suicide était un acte de courage .....

..... Il avait trouvé cette phrase ridicule et mal venue ..... Les gens qui se suicident le font plus par désespoir que par courage ..... Que cherchait-il à faire en lui disant ça ?? .... Si c'était pour l'encourager à passer à l'acte, alors il aura atteint le summum de la perfidie.

Il le regarde quelque peu amusé de voir son empressement à ce qu'il signe ce document.

Pendant ce laps de temps, il ne lui a jamais soutenu le regard, préférant son bureau, les documents à signer et son tiroir.

Cette attitude ne faisait qu'accroître son manque de confiance envers cette personne.

Cependant, le côté paradoxal, est que cet adjudant/chef fait partie de ces gens qui lui auront appris la vie et il n'éprouve aucune amertume envers lui. Car dans sa méchanceté et son orgueil, il lui aura mis cette graine, qui en se développant, le poussera à défendre, bec et ongles, sa liberté.

Se sentant toujours protégé par cette caste médicale, il reste serein.

En l'observant, il repense aux premiers instants de son arrêt maladie. Il avait rédigé un courrier en recommandée avec accusé de réception au médecin militaire relatif à ce qu'il avait vécu en gendarmerie depuis ses débuts, le mettant en cause pour une partie de ses problèmes.

Ce courrier qui aura, certainement, scellé leur décision à le mettre en arrêt maladie longue durée.

Il regarde, maintenant, le document à signer sans le toucher puis ce sous-officier qui faisait semblant de vaquer à autre chose, mais dont le regard, en coin de l'oeil, était obnubilé sur le stylo,  en esperant la fameuse  signature.

Que contenait ce document ? ...... Il ne le saura jamais. Mais certainement pas quelque chose en sa faveur.

Il refuse de le signer et en avertit cet individu.

Cette personne s'apercoit, maintenant, qu'il n'a plus aucune autorité sur lui et cela l'enrageait.

D'un geste brusque, il récupère les documents et lui demande de sortir.

Il s'exécute sans parole et pense, en souriant,  que la gendarmerie a perdu la première bataille... à sa plus grande satisfaction.

........


Début août, il emménage dans son appartement à Bourg madame. L'excitation du déménagement fait place, le soir, à une grosse dépression.

Les jours suivants sont, également, d'une grande monotonie. Il ne connaît que les gérants du gîte, mais ne veut pas trop les déranger par sa présence sachant que les gens en dépression sont guères attirants.

Alors qu'il n'avait jamais abusé de l'alcool auparavant, avec cette solitude et ses problèmes actuels, il s'enfonce dans une spirale désastreuse où il mélange l'absinthe et lexomil, mais il se sent bien dans ce rêve artificiel et ne veut pas en sortir.






 


Un matin, lors de sa toilette, il se regarde dans le miroir et déteste ce qu'il voit. Il s'accuse continuellement d'être un idiot et d'avoir aucun courage. Il décide alors de se faire pousser la barbe pour ne plus voir son passé puis, plus tard, il se laissera pousser les cheveux pour ne plus être le représentant de cette discipline militaire.

Il repense à la proposition de Cathy de passer le brevet d'état de guide de montagne, mais il n'est pas motivé préférant les plaisirs artificiels du mariage de l'absinthe et de lexomil.

.........

Au mois de septembre, il reçoit la visite d'une sympathique assistante sociale. Mais il voit bien qu'elle a pitié de lui. Et puis que peut t'elle faire, à part discuter, l'observer et faire son rapport sur son état.

Elle reviendra, tout de même, le voir tous les 6 mois au cours de son congé maladie et ca lui fera du bien de la voir, il se sentira moins seul ..... Elle l'invitera même dans un petit restaurant.

.....


Un mercredi, il reçoit un coup de fil et, ..... au surprise, .....c'est l'adjudant ''B'' de la brigade de Hyères, où il travaillait. Il lui demande de ses nouvelles.
Ça lui fait chaud au cœur que les anciens l'appellent, car il garde toujours son âme de gendarme.
Ils parlent de banalités, mais Eric a toujours ce côté plaintif dans ses discussions dévoilant sa faiblesse.

l'Adjudant ''B'' le contactera tous les mercredis et les échanges ne dureront que quelques minutes.

.......

Cependant, un jour, il reçoit un autre coup de fil.... Il s'agit du même gendarme qui l'avait prévenu de prendre qu'un jour de maladie avant son voyage sur l'île de la Réunion.
Il reste bref sur ses paroles qui ne durent, en tout, que 30 secondes.

Il lui précise que si l'adjudant l'appelle tous les mercredis, c'est pour voir s'il ne s'est pas suicidé et que les gendarmes ont parié sur cet acte.

Ils se disent au revoir et il ne recevra plus jamais d'appel venant de cette personne.

.....Sa déception atteint son paroxysme de savoir, que tous, attendent son suicide.....

En fin de compte, c'est ce qu'il lui fallait. Un électrochoc puissant.

Maintenant, plus question d'être plaintif même s'il faut afficher une jovialité hypocrite.

Il arrête l'alcool ainsi que lexomil. Il va voir son amie, Cathy, et accepte de commencer le diplôme de guide de montagne. Il décide, enfin, de quitter ce vieil appartement sordide.

Le mercredi suivant, comme à l'accoutumée, l'adjudant ''B'' l'appelle et c'est un Eric artificiellement différend qu'il trouve. Sa voix est positive. Il lui explique ses projets et l'invite, même, à venir le voir dans les Pyrénées avec sa famille.

L'adjudant le rappelera 2 ou 3 fois puis s'arrêtera à jamais.

........

Il doit se rendre auprès du médecin psychiatre militaire afin de renouveler, de 6 mois supplémentaires, son congé maladie.

Encore un moment de stress intense.

Il a horriblement peur qu'il lui donne l'ordre de reprendre le travail. Une référence de perdant qu'il avait lorsqu'il se retrouvait face à face, séparé par un bureau, avec sa hiérarchie.

En reprenant son côté plaintif, le docteur poursuit l'arrêt maladie.

........

Un jour que ses parents viennent le voir, ils décident, ensemble, qu'il serait préférable d'acheter une maison au lieu de la louer.

Ils font plusieurs agences immobilières et trouvent, enfin, le Graal.

Un petit chalet de 60 m2 sur un terrain de 600 m2, placé plein sud, sur les hauteurs, avec une vue magnifique sur la Serra del cadi en Espagne.

.


 



Ces parents se portant caution du credit,  ll fait l'acquisition de cet habitat malgré les moqueries de certaines personnes prétextant le prix élevé et le comparant à une boite d'allumette.




 



Début novembre, soit 3 mois après avoir emménagé à Bourg madame et d'avoir quitté la gendarmerie, il devient propriétaire et emménage dans ce nouveau lieu.

Il y a quelques travaux de réparations à faire à l'extérieur, mais, dedans, le chalet reste propre et étanche.

L'hiver arrive et l'intérieur du chalet devient glacial avec des températures atteignant, seulement, les 5 degrés. Juste assez pour que les tuyaux ne gèlent pas.


Impossible de se chauffer à l'électricité, car avec le crédit de sa maison, la taxe foncière, d'habitation, la pension alimentaire, l'assurance maison, voiture, etc. ..... Il ne lui reste que 100 euros mensuel pour manger, l'essence et se divertir et ne veut pas demander, pour l'instant,  de l'aide
à ses parents. 

Il ne trouvera, jamais, le courage de vendre sa moto et l'hivernera pendant plusieurs années.

C'est avec le peu d'économie qui lui reste, qu'il achète une cheminée ainsi que 10 stères de bois qu'il entrepose sur son terrain.

Le premier embrasement est une déclaration de vie. Le chalet devient plus douillet. Cependant, les matins redeviennent glacials en attendant le lever du soleil.

.......

Les mois passent et il s'habitue à cette dureté de vie. Il va même la rechercher, plus tard, dans ses autres aventures en voyageant ou dans les randonnées en montagne. Sa philosophie est de se contenter de peu pour mieux apprécier la vie. Il dira .... '' j'aime le confort et l'inconfort. Le confort, car il est toujours agréable d'en avoir et l'inconfort, car il vous fait apprécier le peu de confort que vous retrouvez.

 





Il commence à prendre des cours concernant son diplôme de guide de montagne. Cela lui prendra 3 ans et sera composé de plusieurs étapes et d'un examen final.... Il aura comme '''maître de stage''' Cathy, son amie.

Il fera, à cette occasion, de belles rencontres qui deviendront ses amies également.

Il organise des repas autour de sa cheminée et les discussions, toujours basées sur le sport, la montagne et les voyages, mettront de la gaîté dans sa vie.

Ils effectueront des randos été/hiver, dans un froid extrême ou sous un soleil éclatant, sous une toile de tente ou dans un igloo.





Pas besoin de beaucoup d'argent pour partager les joies de la montagne avec des amis.





....... Il reprend goût à la vie.


 




........


Un jour, il décide de transformer son chalet en mini gîte ce qui comblera les grands moments de libres entre les 3 stages de guide de montagne.

Il propose à ses parents de l'aider financièrement. Ils paieront le matériel et lui s'occupera de la construction..... Ils sont d'accord.

 Mais il n'a jamais été manuel. Il ne connaît rien au travail du bois, de l'électricité, de la plomberie ainsi que de la maçonnerie.

Cela sera une très bonne thérapie, car en 5 ans, il concrétisera entièrement ses défis. La construction d'un carbet d'Amazonie, d'un premier studio en dessous de sa maison, des murs de soutènement, d'un garage, d'une véranda, d'une terrasse/solarium et d'un deuxième studio.

Ses amis l'ont aidé en le conseillant ou en lui prêtant main forte pour de gros travaux.

Une fantastique solidarité et une belle preuve d'amitié qui se renforce avec la rudesse hivernale de cette région.

Du fait de son activité intense, il ne pense plus à la gendarmerie, mais plutôt aux défis à relever afin d'asseoir sa confiance en soi.

À 35 ans, date de son arrêt maladie personne n'aurait  parié sur lui et maintenant, à 40 ans, c'est un grand bras d'honneur, qui leur fait à ces médisants.

..... Ses amis sont maintenant dans les Pyrénées et il les aime.



.......


6 mois passent et il doit retourner voir le médecin psychiatre pour la prolongation.

Il est fatigué de jouer la comédie du plaintif. Vivement que ces 5 années passent vite.

Toujours séparé par ce bureau, il rejoue son rôle.

Le médecin l'écoute puis se relève brusquement, pose ses 2 poings sur la table et lui dit en ces mots.

'''' Monsieur, mon but est que vous réussissiez à guérir, que vous puissiez retrouver la confiance en vous, je ne vous ferez jamais reprendre votre travail si vous ne le voulez pas. Alors bougez vous un peu''''

Il sourit doucement dans son intérieur et est réconforté par tant de bienfaisance.

Il sourit, maintenant, face à son interlocuteur qui est quelque peu déstabilisé.

 Il lui répond qu'après ces paroles, un minimum de respect est d'être honnête et lui explique, donc, toute son histoire, ses projets de gîtes et l'examen de guide de montagne qui sont en partie terminés.

Le visage du docteur s'illumine en présentant un large sourire.

Il lui demande cependant de ne pas attendre la fin de son arrêt maladie pour démissionner, car il serait mis en invalidité ce qui ne serait pas compatible avec le métier de guide de montagne.

Il n'est pas question, pour lui, qu'il soit mis en invalidité et toucher une pension .... Ce n'est pas son style .... Il prendra, le temps de l'arrêt maladie, de s'assurer, simplement, un revenu correct et partira.

......

Sur le trajet du retour, il se sent plus rassuré et ses visites futures se feront en dilettantes.

Il pense également ; .... À 35 ans, 17 ans de service, plus 5 ans d'arrêt maladie qui compte pour sa retraite, plus les campagnes militaires, il arrive à 22 ans de service, soit une bonne retraite. Il ajoute, à cela, les futurs revenus de son gîte et de son métier de guide .... Il adhère.

Cependant, il ne peut s'empêcher de penser, un cours instant, au gâchis d'avant ses 35 ans.

En attendant cette belle perspective, il doit survivre et trouve le moyen de gagner un peu d'argent souvent au nez et à la barbe du percepteur ..... il n'a pas le choix et ne se culpabilise pas non plus.

.........

Un jour, il reçoit la visite de la sympatique assistante sociale. Elle a toujours un sentiment de pitié envers lui.

Il faut dire qu'il jouait le même rôle qu'avec le docteur.

Mais aujourd'hui tout a changé et il décide d'être franc avec elle également.

Lui faisant part de tous ses projets. Il lui fait visiter les diverses constructions, sur son terrain, qu'il a commencées ou finies.

L'assistance sociale, surprise, lui dit, '''' je suis dans ce métier depuis pas mal d'années et vous êtes le seul, que je connaisse, qui ait réussi''' ......

Cela a été du baume au cœur pour lui.

 




.....


Il se lève, tous les matins, à 07 h 00. Après un café, il démarre son travail de construction et de rénovation.

Il sort tout l'outillage dont il a besoin pour la journée et commence son activité que ce soit sur le bois, en maçonnerie ou autres.

Il est seul avec sa chienne Cirka qui le suivra dans tous ces périples en montagnes et quelquefois à l'étranger jusqu'à sa mort.






Il ne s'autorise aucun jour de repos, mais dans cette rigueur, il se sent bien.

Les matinées passent très vite et après un rapide déjeuner, il reprend sa tâche jusqu'à la tombée de la nuit qui dépendait des saisons.


 




Tout ce travail se faisait, souvent, avec de la musique Celtique, une musique guerrière qui encourageait son acharnement à achever ses projets.

Le soir, après avoir nettoyé les stigmates du combat, il s'offrait un verre de Whisky coca en contemplant son œuvre fini et pensait à ce qu'il allait faire le lendemain.

Il s'endormait devant la télé, paisible, récupérant toute l'énergie perdu au cours de la journée.

 






...1 er studio

www.youtube.com/watch

...2 ieme studio

www.youtube.com/watch



......


Jour après jour, et dans cette solitude, son caractère s'aiguise peu à peu jusqu'à devenir un rasoir. Il n'exigera rien des autres mais sera implacable envers lui-même afin de concrétiser ses projets.






 


Parfois, l'été, il s'oblige à sortir, avec sa moto, afin de s'extirper de ses travaux qui le passionnent et qui se languit de terminer.




 

......



Les années passent et il arrive à ses 40 ans. Son arrêt maladie touche à sa fin.

Il a réussi son brevet d'état dont son mémoire, à l'examen final, sera conservé et montré comme exemple aux futurs autres candidats.

Il crée une association (aïmara aventure) afin qu'il puisse justifier l'encadrement en montagne des touristes et son gîte est rempli pendant toutes les vacances scolaires.

Il retrouve une stabilité.

...........

4 ans et 11 mois plus tard, comme promis, il prend rendez vous auprès du groupement de la gendarmerie afin de signer sa démission.

Sur place, il est accueilli par une adjudante très sympathique aussi.

Elle est surprise de le voir avec ses cheveux longs et sa barbe et se demande, même, si cette personne faisait bien parti de la gendarmerie de par le passé.

Après quelques échanges courtois, elle lui présente sa feuille de démission à signer, mais avant, elle doit appeler le bureau du personnel. Ce qu'elle fait en sa présence.

Eric n'entend pas son interlocuteur. Juste des réponses banales qu'elle fait et qui se finalisent en ces termes.... ''' je vais lui demander'''

Elle se tourne vers lui et lui demande s'il est intéressé par une mutation en gendarmerie de montagne.

La proposition prête à sourire et il lui répond, de suite ....NON....

Il faut dire qu'entre la question et sa réponse une foule de souvenirs lui revient, à l'esprit, comme des flashs. Il repense à ce qu'il a vécu. À ses amis qui sont maintenant des fumeurs de joint ou des travailleurs indépendants dans le domaine du tourisme en montagne et qu'il se sent bien avec eux sans pour cela partager, toujours, leurs idées.

Que ses plus belles années et sa réalisation personnelle, c'est grâce à eux qu'il le doit.

L'adjudante lui répond '''' je m'en doutais'''.

Il est, maintenant, face à sa feuille de démission. Le stylo à la main, il se dit, je vais bientôt couper ce cordon ombilical et il signe en éprouvant un sentiment de liberté intense.

Plus rien à devoir à qui que ce soit.

.......

Machiavel a dit ; .... Le hasard dirige la presque totalité de nos actions laissant à notre libre-arbitre le peu qui reste.

Eric ne veut plus laisser le hasard diriger la presque totalité de ses actions dans une seule et même institution cela lui permettra de laisser un maximum de place à son libre-arbitre.

S'il doit résumer sa vie, il dira que c'est à partir de 35 ans qu'il s'est construit un caractère et une volonté. Que ses expériences balançaient avec la rencontre de gens gentils et à ceux-là, il voudrait les remercier et les embrasser et des mauvaises gens. À ceux-là, il voudrait les remercier également et leur foutre son poing sur leur gueule.

Et puis il y a ceux qui ne lui ont rien transmis. Il croit que ces gens-là, sont les pires, une perte de temps dans sa vie.

Ce qu'il a appris également, avec un brin d'humour, c'est que 2 mêmes saucisses n'auront pas le même goût si elles sont cuisinées dans une poêle à la maison ou sur un feu de bois en montagne.
Il pense qu'entre les deux, c'est l'espace et le sentiment de liberté qui fait toute la différence.



 


 
 


 
 
 

 
 
 

 
 




















































......


À 45 ans, il entretien son équilibre. Il rentre dans le droit chemin et se refait copain avec son percepteur.

Il arrive à économiser pour ses futurs voyages. Il faut dire qu'entre 40 et 45 ans, il en a fait des voyages partout dans le monde et surtout en Amazonie.

Quel plaisir de partager ces moments d'aventures avec son ami garde forestier, Alain et Agnes sa femme. Il rencontrera des gens formidables portées par la modestie de leur vie.


 





 








































.......

Sa fille, qui entre dans l'adolescence, est fière de son père et le prend toujours en référence ce qui est rare à cet âge.

Ils feront, ensemble,  des randos, de l'escalade, du ski et beaucoup d'autres activités sportives. Ils finaliseront ces activités dans les sources d'eau chaude sauvages et d'excellents restos catalans.

Elle suivra, plus tard, son exemple d'aventurier en s'installant, à l'âge de 18 ans, définitivement aux Etats Unis et ce, malgré qu'elle soit épileptique.





























.......

Cependant, il se trouve, encore, dans une routine. Certes, il gagne de l'argent, mais ce n'est pas cela qui l'intéresse. De plus, le crédit de sa maison est terminé ainsi que celui de son Land rover acheté neuf..... Plus de défis à relever, plus rien à construire.


 
Mais c'est alors qu'on lui propose un travail de guide en Espagne et ce sera son dernier défi en Europe.

Il part donc dans ce pays pour rencontrer son employeur. Il est grand, mince et très actif. Il encadre des colonies de vacances dans le domaine de la rando, escalade, VTT, canyoning et spéléo.

Sa demeure est un vieux et grand mas espagnol de caractère qui fuit de partout lorsqu'il pleut et qu'il bricole sans goût particulier.







 







 

L'endroit l'intéresse tout particulièrement, d'autant plus que certains guides précédents s'étaient enfuis rien qu'à la vue du mas.

Son employeur lui explique rapidement son travail mais il est surpris qu'il doit encadrer, également, en spéléo, VTT et escalade sans expérience. Ce dernier lui répond qu'il lui montrera une fois, mais pas deux.

Tout se passe très bien au cours des deux mois d'été de travail et il a acquis quelques expériences supplémentaires, dont certaines n'ont aucun rapport avec le sport, comme celui, quelquefois, de cuisiner pour 40 gamins.

Finalement, il ne vit que pour vivre de défis.

Son employeur, Jean et Sabrina, sa compagne, deviendront ses plus grands amis et Eric retournera travailler chez eux, l'été suivant, pendant encore plusieurs autres années.


 







Cependant, son passé de gendarme le rattrape quelquefois et certains souvenirs lui mettent la boule au ventre ... Il a envie de se révolter et de crier haut et fort sa souffrance d'antan, mais a quoi bon maintenant.

Sa colère a fait place, maintenant, en un sentiment de gâchis .... Que la gendarmerie paye sa retraite le reste, il en a rien à faire. Il les ignore comme ils l'ont ignoré .... Il a été fier d'appartenir à cette unité, mais ils ont fait en sorte de le dégoûter ..... Il garde, cependant, un profond respect pour certains gendarmes, mais nullement pour les officiers. Dans son travail,  il en a jamais connu ou leurs humanités étaient à la hauteur de leurs grades..... Mais ça doit exister, du moins, il espère.... Il préférera, maintenant, suivre plus un Jean Moulin qu'un Général de Gaulle.


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Il commence à fatiguer de cette vie routinière. Toujours les mêmes choses à faire, c'est trop répétitif pour lui, même s'il gagne bien sa vie.

Pourtant, il adore ses amis et la montagne, mais l'appel à s'ouvrir au monde est plus fort.

Il décide donc de partir en Thaïlande. Il ne connaît pas l'anglais, lacune qu'il comblera plus tard, ni les traditions de ce pays.

Sur place, il visite le Nord qui est recouvert de forêts tropicales lui rappelant l'Amazonie.

Il y retourne plusieurs fois pour enfin trouver une Thaïlandaise qu'il épouse 1 an plus tard.

 




Ils partent vivre dans un petit village où les gens ne parlent ni anglais et encore moins français. La vie coule tranquille sans éclat pour lui. Cependant, il apprend à vivre comme eux. Il mange du serpent, des rats, du chat sauvage, des insectes, du miel sauvage, des œufs de fourmis etc etc ... Il apprend aussi à pêcher et beaucoup d'autres choses dans la tradition bouddhiste. Mais son ennui reprend.


 

 
 

 

 

 


















Il décide, alors, d'acheter 11 hectares de terres cultivables.

........

Il est, maintenant, responsable d'une exploitation agricole. À cause de la barrière linguistique, c'est son épouse qui s'en occupe principalement.


















 

 
  ..........
 
 
 Cultivez le riz, la canne à sucre et maïs est très intéressant et demande un apprentissage sérieux. 6 mois plus tard il récolte 11 tonnes de riz pour le vendre 0,15 euros le kg soit un bénéfice de 800 euros en retirant les salaires des ouvriers. Maigre récompense pour le travail fourni surtout qu'en France 1 kg est vendu environ 2 euros en moyenne. Beaucoup trop d'intermédiaires qui se sucrent au passage.

...........

À peine avoir récolté le riz, il a une proposition d'achat du terrain par des investisseurs qui désirent construire une usine de canne à sucre. Après une tractation de plusieurs jours, il revend son terrain 6 fois, le prix acheté et fait une très belle affaire.

........

Il ne perd pas de temps et rachète un autre terrain. Avec sa femme, ils ont l'intention de créer un restaurant avec piscine.

Les travaux débutent rapidement, mais cette fois-ci, sous la direction d'Eric.

 
 











 

 


1 an plus tard, tout est construit et ils peuvent démarrer leur commerce. Les clients affluent de toute part et la gérance du resto l'intéresse beaucoup.

Mais la mésentente du couple entraîne la vente du commerce et son épouse s'arrange pour récupérer le maximum d'argent.

C'est à ce moment-là qu'il commence son livre suite au décès stupide d'une chanteuse américaine. Une critique acerbe du milieu artistique.

Il crée cette histoire en mélangeant son vécu et l'imaginaire, en parlant de ce qui connaît le mieux, l'Amazonie.

Il a mis 7 ans à le finir. Mais bien qu'il l'ait lu une bonne trentaine de fois et fait lire à des amis, il reste pas mal de coquilles dans sa rédaction.... bref .... Seul, personne ne peut atteindre la perfection. C'est en groupe et en s'entraidant que l'on reduit, considérablement, les erreurs.

Et puis, il n'a jamais aimé la perfection. Il pense que les défauts rendent quelque chose où quelqu'un plus réaliste tandis que la perfection est artificielle, un lissage insipide.


Humainement, être parfait n'est pas une preuve de compétence future. On l'a bien vu avec le Général Maurice Gamelin sortis premier de Saint-Cyr.


 



.......


Après 5 ans de mariage, il divorce. Mais il commence à prendre l'habitude de tourner les pages de sa vie voir sauter des chapitres ou, même, changer de livre.

De cette aventure avec son épouse, il n'a rien gagné, ni perdu sur le plan pécuniaire. Mais il a rajouté, dans sa vie, des expériences supplémentaires.

........

À 51 ans, il part s'installer dans la ville d'Udon thani, dans le nord de la Thaïlande.

Il ne compte pas y rester, il s'agit juste d'une pause.

Le restaurant lui ayant fait prendre quelques rondeurs, il s'inscrit dans une salle de sport et fait un régime draconien... Une folie, au dire de ses amis... Mais le résultat est concluant ... Il ne se fait aucun cadeau jusqu'à ce qu'il arrive à ses objectifs et perd 08 kg en 1 mois, retrouvant son poids initial.










Son idée, maintenant, est d'acheter une moto et de partir faire le tour de la Thaïlande ainsi que de s'arrêter au grès des rencontres.

Il achète donc une honda 500 CBX neuve, tout terrain, plus adapté aux routes de ce pays. Il l'équipe de sacoches latérales et dorsale.







 
  ............


Cependant, cette idée sera abandonnée. Sa mère étant décédée il y a quelques années, son père, âgé de 82 ans, souffre de solitude extrême en France. De plus, il se fait arnaquer par les gens et sa banque.

Il décide donc de le faire venir en Thaïlande. Il sait que c'est un pari risqué.

De toute façon, Eric sait, aussi, qu'il ne peut plus vivre en France depuis qu'il a connu la Thaïlande et encore moins à Marseille qui est pourtant une très jolie ville.

Il met plusieurs mois à préparer sa venue.

À l'âge avancé qu'à son père, il ne doit pas commettre d'erreur.

De toute façon, ils n'ont plus rien qui les rattachent à la France. Il ne reste qu'eux et Mylène qui habite aux USA depuis de nombreuses années.


 







 
 
..........


Son père s'acclimate bien à son nouveau pays. Il est toujours en short, car le soleil est quasi permanent toute l'année. De ce fait, après quelques années d'essais, ils décident de tout vendre en France.

Il n'a aucune difficulté à se séparer des maisons de son père à Marseille.





... Mais le chalet en montagne lui donne un pincement au cœur. Trop de souvenirs se bousculent. Il ne peut oublier, car chaque partie qu'il a construite correspond à une souffrance vécue.

C'est la première fois qu'il développe un côté sentimental pour une chose.

Les autres ne peuvent pas comprendre, et même s'il raconte toute son histoire cela paraîtra surréaliste voir exagérée à leurs yeux, .... Et pourtant..

.......

Il correspond quelquefois avec son ami, Michel, gendarmes de Drancy, sa premi
ère affectation et il prend conscience qu'il n'aurait jamais pu vivre une carrière entière, comme lui, dans cette institution sans y ajouter le piment de la vie. Une aventure dans le sens, non pas de prendre des risques insensés, mais de vivre des choses extraordinaires.

Une vie
les jours se ressemblent en attendant la fin du mois pour percevoir sa paye .... Puis la retraite ..... Non, ça ne l'intéresse pas ...... ou, du moins, plus ..... quelle tristesse ....

Et cela le ramènera en arrière avec Jean-paul Lh, un gendarme de la brigade de Hyères et une bonne relation ..... À 50 ans, Jean-paul envisagea sa retraite à 55 ans ..... Il achètera un terrain à Puget-Ville, non loin de la brigade ..... Il était pilote de la vedette maritime G7501 de la gendarmerie de Hyères et n'avait aucune astreinte nocturne  ..... Il construira une villa où il allait, avec sa femme, presque tous les week-ends se reposer et profiter de ces moments de plénitudes ..... À 55 ans, lorsqu'il demanda sa mise à la retraite, tous étaient ici, à la cérémonie, en buvant du champagne et mangeant des cacahuètes ..... Chose qu'Eric ne connaîtra jamais.
 
....
À 56 ans, Jean-Paul apprenait, par les docteurs, souffrir d'un cancer ..... Il sombra dans une dépression ..... Ne profitant que de 2 ans de son petit paradis, qu'il avait construit, à Puget-Ville ....  Il décédera assez rapidement à 57 ans.


Mais la vie d'Eric est totalement diff
érente, Oui, Il se souvient et n'oublie pas ses amis des Pyrénées, ses moments de détresse, le manque d'argent, la solitude et la dureté du froid. ..... MAIS QUELLE BELLE AVENTURE


........

... 2020, son père va sur ces 89 ans, lui sur ces 59. Maintenant, l'aventure pour lui, consiste à prendre soin de son papa qui l'a tant aidé. De lui apporter la joie qu'il n'a que rarement eu et de parler de sa maman disparue bien trop tôt.

.... Mais même s'il vit, avec son père une vie routinière, il veut trouver un autre défis et ce sera le bouquet final de sa vie, car la vieillesse s'approche pas à pas et peut-être qu'un jour, il ne se souviendra même plus d'avoir écrit un livre et réalisé ce condensé de sa vie.

............




 


Odette est une amie de 68 ans qui vit en Thaïlande depuis de nombreuses années. Elle est née et a vécu au Laos jusqu'à ses 12 ans.

De père français et de mère laotienne, elle a été prise en charge par une association pendant les tristes événements et s'est retrouvée dans un orphelinat en France.

Elle y restera pendant de nombreuses années pour aller habiter en Thaïlande à sa retraite.

Elle parle couramment le français, bien sûr, et le Thaïlandais. C'est elle qui lui donnera son dernier défi.

      





 




                       
 






Ce défi à 07 ans. Une petite fille orpheline qui a été abandonnée par ses parents à l'âge de 1 an.

 
Elle n'a jamais connu d'anniversaire, de cadeau pour Noel, mais surtout d'attention.

Elle s'appelle Kwantip, mais il l'appelle Mina.

Elle l'attend tous les deuxièmes et quatrième samedi du mois où il lui achète des puzzles qu'ils montent ensemble et lui apprend les échecs.

C'est sa bouffée d'oxygène, son échappatoire, son petit bonheur.

Il ne peut aider tous les orphelins de cette école, mais si tout le monde faisait comme lui, sans parler d'adoption, ces jeunes enfants seraient plus heureux.

Il lui donne sa chance et il la protège sous son aile ...... Chance qu'Eric n'a jamais eu a une époque.

.....

Depuis 2 ans qu'il va la voir maintenant ..... Kwantip a bien grandi.


                                                   


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.... Et dire qu'en gendarmerie on lui reprochait de ne pas s'adapter ..... Ça le fait doucement rire.

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Eric et son papa coulent de jours heureux à Udonthani ....














































Après la vente des 3 maisons en France, Il reste prudent sur ses investissements. Il n'a confiance qu'à son père et sa fille Mylène et ne dévoilera pas ses affaires sur cette page.

 

 

Cependant, il peut faire une exception sur 2 ou 3 choses...

 

..... Il vient d'acheter 2 condominiums au prix de 30 000 euros chacun. Il préfère acheter que louer.

Ces appartements, d'une surface de 30 m2, se trouvent au rez-de-chaussée.
Ceci afin que son père puisse accéder au jardin sans difficulté vu son âge.

Ils peuvent profiter de sa salle de sport, sa piscine et son parc arboré.
Ils sont à 100 mètres du centre ville.














Les dépenses sont dérisoires.

Pas de taxe foncière ni d'habitation.
Il paye, juste, l'entretien de l'ensemble des bâtiments, de la piscine et du gardiennage... Soit 250 euros par an.

Alors que tout est électrique dans les appartements (douche, cuisine) et qu'il utilise toute la nuit l'air climatisé, il ne paye que 12 euros par mois. L'eau s'élève à 4 euros par mois, mais elle n'est pas potable. Cependant, l'on peut, sans problème, se laver les dents, prendre une douche ou faire cuire des pâtes ou du riz.










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  En 2013, Il achete un 4X4 Toyota hilux neuf au prix de 22 000 euros alors qu'en France, ce même véhicule coute 42 000 euros.






Le prix des révisions est, également, dérisoires et tourne autour de 30 euros avec vidange. L'assurance est de 500 euros par an en ''tous risques''.

Lors de ces révisions, l'on vous fait patienter dans une salle plusieurs boissons vous sont offertes gratuitement et une grande vitre vous permet de visionner le bon déroulement de l'entretien.








... Toyota ira, même, lui souhaiter un bon anniversaire avec un gâteau.





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Ma petite Goldie, Pour te raconter cette histoire, j'ai utilisé la 3 ieme personne car pour moi il s'agissait de souvenirs trop éloignés et tellement extraordinaires que je me demande toujours comment j'ai fait pour sortir de ces impasses. Comme si j'avais  été, juste,  le témoin de mes péripéties.

La suite des événements étant récents ou présents, je vais la continuer en employant la première personne.


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...... La vie coule tranquillement... Et puis un jour...













Au mois d'octobre 2021, cela fera 7 ans que mon père vit avec moi en Thaïlande. Il avait, en ce temps-là, 82 ans. Il était handicapé d'une jambe et sa vieillesse commençait à peser sur sa mémoire.

Parfois, je ne supportais plus ses exigences et ses petites manies ce qui entraînaient, quelquefois, des disputes. À chaque fois, je regrettais de m'être emporté.
Je prenais alors sa tête entre mes bras et lui ma taille. J'embrassais son crâne échevelé et parsemé qui sentait le vieux et l'eau de toilette bon marché... Je voyais son corps rabougri par le temps causé par les charges successives de sa vie, lui qui me paraissait si grand et costaud lorsque j'étais enfant.

Ce qui lui importait le plus, c'est que je sois à ses côtés et il était, simplement, heureux.
J'avais pris, en ce temps-là, un risque énorme. Je savais que le fait qu'il vienne en Thaïlande me couperait de toute liberté. Néanmoins,  je ne pouvais oublier toute l'aide qu'il m'avait apportée auparavant.

Mais, au cours de ces 7 années, quelque chose s'etait transformée. Ce n'était plus une relation d'un père à son enfant, mais plutot d'un fils à son père. Je m'habituais à cette vie. Prenant conscience, de temps en temps, qu'un jour tout ceci allez se terminer.

Nous vivions dans une routine agréable en appréciant, chaque jour, de ce que la Thaïlande nous offrait. Je le voyais, tous les matins, faire son tour dans le parc avec ses cannes.

Je n'aurais jamais pensé qu'en début de ce mois sa vie se terminerait le 29 mars 2021 à 23 h 30.
Le dimanche 14 mars 2021, mon père se mit à vomir après chaque repas. Il n'avait pas de fièvre ni n'était affaibli. Je pensais qu'il s'agissait d'une indigestion ou autres... Mais sans gravité.





Le 15 mars 2021, je décide, tout de même, de l'emmener au Bangkok Hospital à Udonthani afin de lui faire faire des examens... Mon père ne reviendra plus chez lui.

Je le laisse 2 jours dans cet établissement pour enfin entendre qu'il souffre d'un ''bezoard'', sorte de bouchon dans les intestins. Les docteurs me disent qu'ils vont le traiter, dans un premier temps,  par médicaments mais si cette méthode ne suffit pas, la chirurgie sera son dernier recours.

J'espérais de tout cœur que la première idée serait concluante et ne voulais pas penser à la seconde. Je pensais au choix que l'on me donnait. Je savais au plus profond de moi-même qu'il était trop vieux pour une chirurgie et qu'elle lui serait fatale.

Je le veillais toutes les nuits à l'exception lorsqu'il était en chambre de soins intensifs.

La fatigue grandissait en moi... Mais j'ai eu le soutien de 2 amis. L'un parlait couramment anglais tandis que l'autre le Thaïlandais. Ils me traduisaient les résultats. Si je peux suivre une conversation en anglais, je ne peux comprendre les termes techniques d'autant plus que je deviens sourd et utilise un amplificateur de son.

J'ai eu, également, le soutien d'un docteur français de mon assurance-maladie. Nous avons beaucoup parlé ensemble surtout du moyen de sauver mon père.

Plus tard, les docteurs thaïlandais me font part que la première méthode a échoué et qu'il fallait envisager, maintenant, l'opération.

Mais mon père étant dans un état semi-comateux, je ne pouvais prendre de décision à sa place. Un matin, mon père devient conscient et lucide. Je lui demande s'il est d'accord pour une chirurgie... Il accepte.

L'opération est un succès. Je me sens plus positif et espère encore et toujours son prompt rétablissement.

Cependant, les docteurs m'annoncent qu'il développe  une infection et qu'ils sont en train de le traiter par antibiotique.

Plus les jours passaient, plus l'infection grandissait... Un jour, les docteurs m'annoncent, qu'il n'y a plus d'espoir pour sauver mon papa.

Je voyais, également que, plus les jours avançaient plus mon père s'affaiblissait... Je resterai, auprès de lui, jusqu'à son dernier souffle.

Je fais part aux médecins de mon intention à ce qu'il soit transféré en soins palliatifs et que l'on arrête cet acharnement thérapeutique. Je ne veux plus que mon père souffre avec tous ces tubes et ces branchements... Les docteurs acceptent.

Je retournerai voir mon père le plus souvent possible pendant la journée et resterai avec lui toute la nuit. Sur son lit d'hôpital, il a encore la force de me parler et il me sourit également.

Tous les matins, je le rasais, car il avait horreur de se voir avec cette barbe naissante.

Nous partagions ce temps en appréciant chaque seconde.

Les jours passent, je suis fatigué et mon père a de plus en plus de difficulté à me parler. Jusqu'au jour où il devient inaudible.

Je suis réveillé toutes les nuits par son râle. Il sort des sons comme s'il voulait parler. Je suis de plus en plus attristé de le voir comme ça, lui qui a toujours était un battant dans sa vie. Cette vie qui ne lui aura fait aucun cadeau.

Je prends, parfois, le temps de pleurer, mais jamais devant lui et toujours seul en me remémorant les bons moments vécus ensemble. Je me laisse aller, de temps en temps en buvant un peu d'alcool ce qui accentuait ma sensibilité.

Le 29 mars 2021 en soirée, je prends conscience que ce sont les dernières minutes que je vis avec lui. Je lui tiens souvent sa main chaude. Cette chaleur qui me prouve,  encore, qu'il est  vivant.





J'ai vu son dernier souffle et son visage coloré se transformer en jaune. Ses yeux se sont révulsés... C'est fini... Le 29 mars 2021 à 23 h 30, j'ai perdu mon papa.

Les infirmières me réconfortent et me disent qu'elles s'occuperont de tout ainsi que de prévenir l'Ambassade de France à Bangkok.

Le 30 mars 2021 à 03 h 00, je rentre chez moi fatigué. Je prends 2 lorazepans pour dormir un peu, médicaments qui étaient prescrits pour mon père contre son insomnie.

A mon réveil et en regardant sa chaise vide sur le balcon, je revois son visage... Il me  sourit.

Je suis toujours dans les vapeurs du sommeil et contacte l'Ambassade de France à Bangkok qui me précise qu'ils ont déjà été prévenus. La personne me signale qu'un e-mail m'a été envoyé... Mais je n'ai pas la force de l'ouvrir tandis que l'hôpital m'appelle plusieurs fois pour me demander des papiers concernant mon père et de payer l'hôpital.

Mes amis viennent m'aider... Je n'ai plus de force.

Je passerai toute la journée du 30 et du 31 mars à signer des papiers sans savoir exactement ce qu'ils contenaient.








 Avec Odette, nous nous  rendons auprès d'un temple pour connaître les détails de la crémation et apporter divers documents administratifs. Je ramène un petit cercueil blanc à l'hôpital.

......

Le 31 mars 2021, dans l'après-midi mon père est prêt pour l'incinération... Il y a un beau soleil... On me demande si je veux le voir une dernière fois, je refuse dans un premier temps me rappelant sa dernière image avec ce teint de mort.

Le cercueil est surélevé et découvert. Je ne le vois pas, mais je sais qu'il est là.

Je prends, tout de même, le courage de m'approcher et de le regarde du coin de l'œil afin de détourner rapidement mon regard si ce dernier a un visage de mort..... Mais je vois mon Maurice beau avec des couleurs rosées.

Il est habillé avec les mêmes vêtements lorsqu'il était venu à l'hôpital avec moi. Je le touche, il est glacial. Je remarque que sa barbe a, un peu, poussé.





Quelques personnes viennent m'aider et nous empoignons le cercueil. Nous le déposons dans le four avec un bouquet de fleurs à ses pieds.







La grosse plaque de fer se referme et la crémation commence.

J'ai choisi un joli petit emplacement dans ce temple bouddhiste.
















Je réserve une alcôve colorée de rouge. Les moines me remettront, plus tard, un bocal transparent, ou je verrai quelques ossements de mon père. Le reste ayant été dispersé dans la nature.

Nous refermerons cette pierre tombale en prenant soin d'y déposer, également, les cendres de ma mère que mon p
ère avait gardés.

...... Une page se tourne encore..... au revoir Papa








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....... À la suite du décès de mon père, je me sens un peu perdu avec toute cette liberté qui m'étouffe. Je ne sais quoi faire. Avant de penser à moi, je dois effectuer toutes sortes de courriers concernant sa disparition.

Je morcelle mes taches chaque jour et arrive à mes fins 6 mois plus tard.

Viens, ensuite, l'euphorie, cette sensation bien étrange qui consiste a penser que je peux, maintenant, faire ce que je veux. Je me culpabilise aussi ne voulant pas m'avouer l'inavouable.

Mes réactions deviennent stupides et je le sais. Laissons ce laps de temps de ma vie suivre son chemin, car je sais que cela ne durera pas.


Je me re inscris dans une salle de sport afin de retrouver ma forme. Mais je sens que je ne peux plus demander à mon corps mes frasques d'antan. C'est à partir de ce jour que je serai plus doux avec lui en ayant une alimentation plus saine et en ne buvant aucune goutte d'alcool à l'exception, de temps en temps, d'une bonne bouteille de vin.

En attendant de finir mon deuil sur ce triste événement, je passe le temps à faire de la viande séchée au sel ainsi que des fromages. Recettes ancestrales qui datent du Néolithique qui est la dernière période de la préhistoire.
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Recette de la viande séchée ;
Pense à 3615 code magret... Acheter un magret et le mettre 36 heures recouverts dans du gros sel... Ensuite bien le laver à l'eau et bien le sécher... Tu peux recouvrir la viande avec du poivre ou d'autres aromates. .....l envolopper dans un torchon et le laisser 15 jours dans le frigo
  .... Tu peux le faire avec n'importe quelle viande .....Bon appétit ....

Concernant le fromage, c'est trop compliqué et je n'arrive pas à les faire comme en France. ... Il me manque du ferment

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..... C'est deux mets sont excessivement chers en Thaïlande et se sont, seulement,, ces deux choses qui me manquent de France. Et puis cela me rappelle mes souvenirs d'enfance en Auvergne dans le village de lamouleyrat que je te raconterai plus tard dans ''mon enfance dans ma famille Franco/italienne''

..... Je dessine, également, cela me permet de m'évader dans un monde irréel. Ce monde qui m'a toujours aidé lorsque mes problèmes devenaient envahissants





















.... et puis il y a eu d'jo .... J'ai trouvé, ce bébé mina, dans le jardin. Il était recouvert de fourmis commençant a le dévorer. Je l'ai élevé jusqu'à ce qu'il devienne apprivoisé.










Il venait souvent sur ma tête, sur mon bras ou sur mon épaule. Nous allions, ensemble, au-dehors pour se balader. Il n'a jamais été en cage... et puis un jour, il est parti faire sa vie. Cet oiseau ne s'aura jamais le bien qu'il m'a fait pendant mes moments de tristesse... bye bye d'Jo et merci.

Je pense souvent à tes parents et à toi. Je me demande ce que tu seras dans ce monde agressif. Apprend le français et on pourra échanger beaucoup de choses.

Je te demande d'être forte et si parfois, tu as des faiblesses... Pense à mon histoire.

Une chose que je ne pardonnerai pas, ... c'est le vice... Tu peux commettre des erreurs, choses communes à tous les mortels mais le vice comme la cupidité, absorption de drogue, les jeux d'argent, alcool, le mensonge ou autres détruiront ta vie et je ne pourrai t'aider.....

Choisis tes amis (ies) et développe ce caractère qui a été, pour moi, trop tardif... Il faut savoir dire '' NON '' et respecter son corps...

La vie est magnifique Goldie, uniquement si tu t'entoures de gens qui te feront progresser dans tous les domaines que tu souhaites développer, .... mais n'hésite pas à partir si tu te sens prisonnière.



...... Le 18 novembre 2021 à 11h09 ... Je sens que je perds pied, j'ai besoin de bouger et de voir autre chose qu'Udonthani .... On ne se refait pas, je suis comme je suis ... Toujours dans l'action et la découverte.

.... Le 30 novembre 2021, je vais partir au bord de la mer avec des amis,... Ca me fera du bien.

je vais, maintenant, te raconter mon enfance dans ma famille Franco/italienne, de mes amours  et beaucoup d'autres choses.

...... A suivre .... dans ma page suivante ; Résilience



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